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N°190 - Août/Septembre 2019 N°19 Portrait d'entreprise Profession 46 47 0 - Août/Septembre 2019 Olicars à Ennery (Val-d'Oise) Jeune, dynamique Depuis sa création en 2015, Olicars ne cesse de progresser. Il faut dire que son dirigeant, Sylvain De Oliveira, a une grande expérience de l'autocar. Parmi les très petites entreprises françaises, figure dans la liste, Olicars. Elle se trouve dans la ZA de la Chapelle Saint-Antoine à Ennery (95). Le nom est simple à retenir : « Oli » pour le nom du dirigeant (Oliveira), « cars » pour indiquer l'activité... Lors des balbutiements de sa société, le jeune dirigeant, avec plusieurs années d'expérience, décide de plancher sérieusement sur sa future entreprise, sa raison-d'être et son type d'activité... Pas question de faire les erreurs que d'autre ont commises, soit par faute de jugement ou d'inexpérience ! « J'ai été bercé par le car toute ma jeunesse, parce que mon père, Auguste, a été conducteur seize ans, puis il a eu sa première société en propre, ayant peu d'expérience dans la gestion... Il en a beaucoup souffert, il a du tout apprendre sur le ??tas'' souligne Sylvain De Oliveira. En 1998, il achète une nouvelle entreprise, Cergy Voyages, et me recrute en 2002. J'ai énormément appris à ses côtés. Ensuite il a fait le choix de la vendre au Groupe Lacroix, nous avons continué de travailler ensemble et j'ai de nouveau appris beaucoup grâce au groupe. Aujourd'hui, mon père est toujours à mes côtés même s'il est à la retraite. C'est un super conseiller ». Des passionnés Les De Oliveira père et fils sont des passionnés de l'autocar travaillant 7 jours sur 7 quand il le faut, Sylvain s'occupant de l'administratif et son papa du technique, remplaçant même parfois des conducteurs. Cergy Voyages représente un tournant pour Sylvain qui devient assez rapidement responsable de l'exploitation. « Avec 31 véhicules et 37 salariés, il y avait de quoi faire. Cergy Voyages étant l'un des fleurons du groupe Lacroix, commente Sylvain De Oliveira, mais je m'interrogeais déjà sur ce que je souhaitais faire plus tard. Continuer à être gérant au sein d'une des sociétés du groupe où j'étais bien ou me lancer ? Je travaillais beaucoup, je m'en sentais capable et mon épouse me poussait à me lancer dans l'aventure ». Une page est tournée En 2015, il décide de quitter Cergy Voyages. Il a 34 ans et c'est le moment, à son tour, de démarrer sa propre société. « J'ai vu mon père réussir, les autres jeunes transporteurs autour de moi également. Je me suis dit que moi aussi je pouvais créer ma propre boîte ». Sylvain De Oliveira va poursuivre les deux activités-phares dans le Val-d'Oise, le tourisme et l'interurbain. Pour se faire une place au soleil, il achète d'occasion un Mercedes-Benz Tourismo et un Renault Ares qui est son premier achat. « Cet Ares est tellement fiable qu'on l'a gardé et on a bien fait » s'exclame le responsable, le véhicule affichant aujourd'hui plus de 600 000 km au compteur. Il est épaulé par Sylvain Claude qui est responsable des plannings et autres tâches importantes pour faire rouler l'entreprise. Son « binôme » comme il l'appelle. Reste à trouver des conducteurs, mais au départ, il prend le volant. Son permis D, il le passe chez Promotrans en 2003, suivra la capacité à l'AFT en 2007. « J'ai commencé par être sous-traitant en transport, c'est une pratique courante quand on débute. Chez nous, les transporteurs font travailler d'autres sociétés et ça se poursuit aujourd'hui. Mon premier groupe, c'est-à-dire mon tout premier contrat de transport à moi, c'est la commune d'Andeville qui me demande pour transporter un groupe en bord de mer ». Et comme chez d'autres mais en particulier chez Olicars, le dirigeant constate que c'est son logo qui attire l'œil. « Vous ne pouvez pas vous imaginer la réussite de ce logo ! J'ai eu des nouveaux clients grâce à lui et ça continue aujourd'hui ». Travailler « avec tout le monde » La technique de travail reste la même que du temps de son père : ne refuser aucun contrat et si possible, les honorer avec tous les moyens dont il dispose ! « Aujourd'hui, on fait aussi bien des sorties scolaires, on travaille avec les mairies, les associations, les agences et même les particuliers » indique Sylvain Claude. Le parc a grossi : de deux véhicules au départ, Olicars dispose aujourd'hui dans sa flotte de 3 nouveaux Irizar i6s (un 14 m trois essieux et deux 13 m deux essieux) d'un VDL Futura, d'un Mercedes-Benz Tourismo en ce qui concerne l'activité tourisme et 2 Iveco Bus Crossway, 1 Van Hool TL et le Renault Ares pour l'activité interurbaine et mixte. Hormis les cars, il a dans son parc 8 minicars (3 Mercedes-Benz Sprinter, dont un VIP, 1 Unvi et 1 Iveco Revolution de 30 places. Une flotte qui peut être dispatchée en fonction de la demande. Les cars Olicars vont partout : Paris, France, pays voisins et ma foi, de ce que nous avons pu constater, les bons de commande affluent, comme si Olicars n'avait jamais connue la crise ! « J'ai commencé en 2015, certes, il y a eu les attentats et ces choses horribles, mais du fait de notre position géographique et de notre grande expérience dans le domaine de l'autocar et du transport, on n'a jamais eu de souci ». Sylvain De Oliveira conseille aujourd'hui ceux qui seraient tentés par l'aventure et est également sollicité du fait qu'il a de nombreuses connaissances. « Vous savez, lorsque vous avez travaillé ailleurs auparavant, vous avez rencontré les prestataires, les commerciaux de la plupart des constructeurs, tout le monde avec qui vous travaillez. Ça aide énormément à se positionner et à réagir de manière efficace lorsque l'on rencontre un obstacle. J'ai également la chance d'être soutenu, même ??poussé'' par mon épouse dans ce beau projet, non sans risque, et c'est très important pour moi ». Voilà donc un transporteur courageux et téméraire. François GILBERT Photos Gilbert et X D.R. RÉSEAUX SOCIAUX Un « plus » pour Olicars Facebook ou WhatsApp sont devenus incontournables au sein d'Olicars. Ils permettent en effet de mieux communiquer au sein du groupe. Quoi de plus sympa que de faire parler de sa société via les réseaux sociaux ? « On y est venu tout naturellement » indique Sylvain De Oliveira, qui se dit agréablement surpris de la participation de ses salariés que ce soit dans le groupe WhatsApp que sur la page Facebook (Autocars Olicars). Ils prennent des photos, publient des vidéos comme cette maman d'un des chauffeurs qui a filmé son mari au volant d'un Irizar. Leurs enfants sautent de joie à la vue du véhicule qui s'immobilise devant eux. Sur WhatsApp, davantage utilisé comme messagerie sur le téléphone portable, il y a deux groupes : celui des conducteurs et l'autre, plus sérieux, celui de la société. Chez Olicars, les réseaux sociaux ont eu pour effet de souder davantage le groupe et de donner une super image de la société. Avec Sylvain Claude, son « binôme ».